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AU FAIT, C'ETAIT ACHOURA : PERCEPTION DU REEL ET RAPPORT AU SAVOIR


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Réel ou illusion ? Moussa vs Fir'awn
Qu'as-tu fait vendredi dernier ? Le 23 octobre 2015.

C'était le 10 Mouharram, date de Achoura.

Et qu'est-ce que Achoura ?

C'est un jour de jeûn et de commémoration qui nous rappelle la fuite de Moussa, alih salam, et le passage miraculeux à travers les eaux.

Je partage donc avec toi quelques observations sur le sujet.


Représentations du réel et rapport au savoir en Islam : que dire des personnages de ce passage ?


Focus sur LE moment où les Banou Israïl, les Enfants d'Israïl, quittent leurs maisons en Egypte pour s'enfuir vers ALLAH.

Pour rappel sur cette histoire, tu peux jeter un œil sur cet article.

N'étant pas moi-même théologienne, je me positionne ici en tant que psychologue observant un récit coranique.
Mise à jour 2017 : Cet article a été écrit en 2015, lorsque j'étais psychologue en cabinet.


Notes sur les personnages


Si tu regardes de plus près cette histoire, tu va voir une symétrie des personnages.

D'un côté, Moussa, alih salam, suivi par le groupe des Enfants d'Israïl.

De l'autre, Fir'awn suivi par le groupe des soldats.

Les soldats suivent Fir'awn du fait d'une loyauté issue d'une obligation professionnelle tandis que les Enfants d'Israïl suivent Moussa, alih salam, avec confiance de par un choix volontaire qu'ils font.

Les premiers sont animés par l'assurance qui  découle de l'orgueil de leur maître, les second par l'espoir nourri dans la foi de leur guide.

Fir'awn est donc poussé par l'orgueil et accueille les miracles sans se poser de questions. Il s'inscrit dans des sentiments de contrôle et de puissance qui s'épanouissent dans un délire mégalomaniaque. Celui-ci trouve toute son expression dans l'assertion répétée de Pharaon se proclamant divinité.

A la fin de l'histoire, alors qu'il se retrouve pris au piège en pleine mer, il a un aperçu du réel à travers l'illusion autour de laquelle il a organisé son monde.

Il est assailli par un sentiment d'impuissance qu'il reconnaît dans une ultime tentative d'opportunisme.

De son côté, Moussa, alih salam, est poussé par la révélation et déclenche les miracles en toute conscience. Plein de sérénité et de confiance, il guide son peuple sans hésiter parce qu'il ne se dirige pas vers l'inconnu ou l'incertain mais vers l'Absolu. Ici, la perception du réel est très concrète.


Quelle définition pour "la réalité" selon quelle méthode ?


Définir le réel dans l'histoire de la fin de Fir'awn, c'est constater que la réalité c'est Dieu L'Unique.

Rappelons-nous rapidement Descartes qui utilisa la méthode du doute pour arriver en premier lieu à "je pense donc je suis". Ici, la méthode est celle de la foi - et donc de la certitude - avec "je crois donc je sais".

Moussa, alih salam, sait et garde ses moyens.

Fir'awn nie ce rapport au réel et se perd.

Les Enfants d'Israïl le comprennent mais ne le savent pas puisque la dépouille de Fir'awn leur sert de preuve tangible et irréfutable.

Les soldats de leur côté sont extrêmement passifs en termes de positionnement. Ils sont dans une fonction professionnelle ainsi que dans un engagement.

En effet, d'autres passages de l'histoire de Moussa, alih salam, à la cour d'Egypte montrent la manière dont les sorciers de Fir'awn agissent. Ils représentent le savoir de cette civilisation - tout comme les prophètes représentent le savoir venu d'ALLAH.
Contrairement aux soldats engagés, ils se sont détournés de Fir'awn et ont reconnu la Puissance de Dieu L'Unique au-dessus de celle de leur roi.

Les soldats sont donc passifs dans leur engagement et passifs dans la manière dont l'histoire est relatée. Ils suivent les ordres d'un fou sans se poser de questions ou engager de réflexion éthique.


Typologie du sujet face au savoir


Nous avons ici quatre positions face au savoir et je soupçonne qu'elles représentent une typologie précise : le savant, le mécréant, les croyants et les ignorants.

Le savant et le mécréant représentent des positions d'achèvement ultime respectivement pour le croyant et l'ignorant, comme deux degrés extrêmes de cette échelle du savoir.

Pour conclure, j'exprimerai simplement ma méconnaissance par cette formule consacrée : wa Allahou aalam - et Allah est plus savant.


Ce que tu vas faire maintenant


Cet article t'a poussé à réfléchir différemment à cette histoire ? Dis-moi tout en commentaire. Je suis vraiment CURIEUSE de connaître ton avis.

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